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Quand l’humour devient mon nouveau mode de vie…

L’humour ne serait-il pas un point commun que l’on retrouve parmi les alcooliques abstinents ?  L’humour ne serait-il pas un outil précieux qui aide à mieux vivre ? L’humour ne serait-il pas le meilleur des médicaments ? Je me suis souvent posé cette question. Et je peux déjà vous répondre : OUI. OUI et encore OUI… En tout cas, en ce qui me concerne.

 

Dans leur grande majorité, les alcooliques abstinents retrouvent le sens de l’humour. Ils ont ouvert la porte d’une nouvelle vie, avec ses soucis quotidiens, ses emmerdes, ses obstacles… C’est le retour dans la jungle… Ils ont quitté les nuages (ceux de l’enfer, bien entendu) pour redescendre les pieds sur terre. Et ici, dans la réalité, il faut bien reconnaître que ce n’est pas marrant tous les jours. Mais les alcooliques abstinents reviennent avec une valise. Dans cette valise, il y a une série d’outils. Et parmi eux, il y a l’humour, l’autodérision, le lâcher-prise, la relativité par rapport aux événements…

 

Une caractéristique souvent constatée : l’autodérision. J’ai souvent bien ri quand une amie évoque son parcours avec humour, quand un ami nous raconte ses bévues, ses conneries… Il y a ici un point commun avec la culture juive qui inclut, aussi, cette capacité de se moquer de soi. Un alcoolique abstinent ne se prend pas au sérieux, mais devient sérieux. C’est une de ses forces, un gage de sérénité qu’il va travailler, un jour à la fois, lentement, avec précaution et sagesse. Certains iront d’ailleurs très loin dans cette démarche pour aboutir, après bien des 24 heures, vers une sorte de stoïcisme…

 

Quand j’ai rencontré Gérard Jugnot à Paris, j’ai été interpellé par son humanisme. C’est un homme vrai. Il ne joue pas dans la vraie vie, « IL EST », tout simplement. Accessible, à l’écoute, sérieux (oui), mais sans se prendre au sérieux. Il est cool, comme on dit. Mais le bonhomme ne peut s’empêcher de pratiquer l’humour, c’est dans sa nature. Il se moque de lui-même, il relativise, il s’amuse de la vie… Et ce faisant, il partage sa vision, son bonheur, il communique son allant, son positivisme, sa distanciation.

L'humour, notre outil de vie

Gérard et JCL à Livre Paris

Oh, ceci ne l’empêche pas d’être sérieux. Au 20 h de France 2, il a été questionné sur les événements d’actualité notamment sur les présidentielles 2017. Gérard a mis le doigt dessus. En quelques mots, simples, avec l’humour, il a mis en évidence le danger représenté par certain(e)s, la folie d’autres candidats, car surréalistes dans leurs propositions, le bon sens enfin de certains autres avec, toujours, cette menace de se faire tromper (je reste poli) sur le fil…

 

Mais Gérard a aussi évoqué l’absence, dans les interventions et les programmes des candidats, du statut des artistes. Une forme « d’ubérisation » s’est ainsi développée depuis quelques années. Les capacités créatives de notre culture sont externalisées vers des pays à moindre coût. C’est grave…

 

Nous possédons un trésor immense : la culture francophone. La langue française se postionne comme la troisième langue mondiale. Près de 1 milliard d’humains utilisent la langue de Voltaire. Et si cette force devenait un atout pour le futur ? On peut rêver, non ?

 

Bon, je diverge, je m’écarte, je m’oublie… le sujet de cet article, c’est l’humour, quand même…

 

Revenons donc à l’humour et les alcooliques abstinents.

 

Je ne parle bien entendu, ici, que pour moi. Je ne peux me permettre de parler au nom des autres. L’humour = une arme. C’est un outil dont je me suis approprié et qui souvent me permet de gérer des situations tendues voire critiques. Je l’utilise souvent, parfois mal ou à mauvais escient, mais en général il m’aide. L’autodérision, aussi, permet souvent de diminuer la pression. L’agresseur s’essouffle…Comment réagir face à l’humour ? Rien, ou alors censurer, enfermer, bâillonner. Coluche m’a souvent inspiré. Ses blagues, « grasses, voire vulgaires », sont très souvent empreintes de vérités. Il a dit avec humour ce que beaucoup pensaient et n’osaient pas dire tout haut, car c’était mal, difficile, choquant… Desproges, dans un autre style, a jonglé avec la causticité et les jeux de mots pour balancer leur vérité à ceux qui étaient en face. En mai 68, l’humour faisait partie des slogans les plus percutants. Et les exemples sont nombreux, il me faudrait un livre entier pour développer, mais ce n’est pas le but de ces articles. Ils existent pour semer des pistes de réflexion… Libre à vous d’y entrer…

 

Allez, une autre réflexion…

 

« Quand je vois un jeune qui se met à lire et qui aime ça, je me dis : encore une victime que la téléréalité n’aura pas ».

 

Et celle-ci…

 

« Quand je buvais, ça ne se voyait pas. Maintenant que je ne bois plus, tout le monde le voit ».

 

Et enfin :

 

« On ne peut pas être et avoir été. Pourtant, moi, j’en connais un, il a été con et il l’est encore ».

 

Soyez heureux, un jour à la fois…

 

JCL

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  1. Rayane

    Très positif ces conseils. Sur Youtube, j’adore. Moi même je consacre mon temps, une partie, une très grosse même à écrire des Romans. Je les publie via Amazon mais je ne sais comment accrocher mes pages entre elles proprement afin de faire un beau livre ? Saurez vous me répondre svp ?

    • Jean-Claude

      Bonjour Rayane.

      C’est un métier ! J’y ai consacré près de 800 heures et j’apprends encore 😉

      Le mieux, c’est d’être édité par un vrai éditeur.

      Depuis votre message, j’ai finalement créé ma maison d’édition de taille humaine et je porte des auteurs en passant leurs ivres.

      Allez visiter notre site : http://www.editionsdurapois.com

      Et soyez heureux, un livre à la fois.

      JCL

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