Être édité et publié ? Oui, c’est le rêve de toutes celles et ceux qui écrivent. Est-ce un rêve inaccessible ? Oui et non. Voici pourquoi.

C’est le parcours du combattant. Je l’ai vécu. Combien de réponses négatives des maisons d’édition ? Beaucoup. Un sentiment de désespoir m’envahit. Quelques intimes avaient eu l’occasion de me lire. Ils étaient emballés. Mais leur objectivité pouvait être mise en doute. Je cherchais un public neutre. Comment m’y prendre pour que des inconnus, des lecteurs et des lectrices puissent découvrir mes livres et idéalement me faire part de leurs ressentis ? Je cherchais la solution. Je tournais en rond…

Les chiffres du monde de l’édition m’ont démoralisé !

Un dossier complet sur le monde de l’édition me cloua au sol. Sur 6000 manuscrits envoyés à un éditeur, 1 seul d’entre eux sera publié et édité ! 1 sur 6000 ! Mes rêves venaient de se transformer en cauchemars. 

Être lu. Je ne demandais que cela. Oh, j’avais déjà compris, depuis longtemps, que l’on ne doit pas espérer vivre de l’écriture. Ils sont si peu, celles et ceux qui bénéficient de ce statut. Je n’en demandais pas autant, juste être lu, par 100, 300 voire 500 personnes. Des professionnels du métier rencontrés dans les salons, dont celui de Livre Paris, m’ont confirmé ces chiffres. Pour un inconnu, vendre 500 exemplaires d’un premier livre est un succès !

L’idée a germé de mettre en place une maison d’édition.

Etre édité c'est formidable

Très vite, mon idée s’est retrouvée dans cet objectif : « Passeur de livres et porteur d’auteurs ». Comment mettre en place un système éditorial qui puisse permettre, à des auteur(e)s inconnu(e)s d’être publiés, édités et lus par le public ? J’ai donc étudié les différentes facettes du métier de l’édition. J’apprends encore à ce jour.

Porteur d’auteurs, passeur de livres : je le suis et je le reste !

Mise en page, lecture, correction, relecture, mise en forme pour édition, choix typographiques, création de fichiers prépresse aux normes ISO, conception graphique, création de couvertures, typographie d’imprimerie, traitements couleur, choix du papier, dossiers de communiqués de presse, suivi d’impression, création d’un site web professionnel, communication vers les libraires, mise en place d’un partenariat avec un diffuseur distributeur, organisation de séances de dédicaces, présence sur les salons littéraires, suivi média (radio, presse écrite, télévision…). 

Ce métier est merveilleux et me permet de rencontrer des personnes exceptionnelles. Ce métier est difficile, car je l’exerce en artisan, en tant que microéditeur. À mon échelle, je réussis à produire des livres de qualité qui n’ont rien à envier aux « grands de l’édition ». Les erreurs commises sont corrigées au fur et à mesure et de livre en livre, on parvient désormais à des résultats qui comblent de joie nos auteurs. L’humilité m’a appris à écouter les auteurs et modifier ce qui doit l’être, quand c’est justifié.

Être lu : c’est mieux !

Je suis heureux, car les auteur(e)s le sont. Les messages proviennent du cœur. Ils ont, enfin, le retour d’un public. Ce sont désormais des anonymes qui leur adressent des critiques, positives ou moins, qui partagent leurs ressentis, qui leur confient leurs émotions, leurs joies ou leurs peines, qui parlent d’eux, aussi, grâce au fameux « bouche-à-oreille », qui leur amènent d’autres lectrices, de nouveaux lecteurs…

Ceci n’est pas une révolution. C’est si peu par rapport aux 85 000 livres édités l’an dernier. Mais, pour celle ou celui qui est édité, qui est lu, grâce à Éditions du Rapois, c’est énorme ! 

Notre partenariat avec le groupe Hachette nous a aussi permis d’ouvrir toute grande la porte du monde des livres à nos auteurs. Le réseau Hachette représente près de 22 000 points de vente en Europe, en Suisse, au Canada et à Québec. Grâce au système génial de POD (publication on demand), on peut rendre disponibles à la commande les livres de nos auteurs dans tout cet immense réseau, le premier d’Europe. Un outil merveilleux qui permet aux « petits » d’avoir accès au même univers que les « grands » !

Oui, écrire c’est bien, être lu c’est mieux.

Soyons heureux, un livre à la fois  😉

 

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