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Un accompagnateur littéraire est utile aux auteurs qui débutent !

L’accompagnateur littéraire : votre ami.

Ecrire pour soi et être lu par les autres n’est pas incompatible. Et si vous faisiez appel à un accompagnateur littéraire ? Et si vous augmentiez vos chances de sortir du lot ? 

Combien de messages,  déjà reçus ces derniers mois, pour me demander des conseils en écriture, en rédaction, en mise en page, en choix de couverture…

Très souvent, suite aux échanges avec les destinataires, je me rends compte que l’auteur a rédigé une histoire de type thérapeutique afin de déposer, par l’écrit, son parcours, sa vie, ses souffrances ou ses joies. D’autres ont tenté d’écrire un récit familial dans lequel ils espèrent laisser une trace de mémoire, des souvenirs pour la famille, des moments de vie pour la descendance…

 

accompagnateur littéraire

Ces auteurs sont différents de ceux qui espèrent être publiés à tout prix. Ils ont choisi d’écrire poussés par un besoin de se faire du bien, sans projection sur le futur. 

L’accompagnateur littéraire : le savoir-faire et le faire savoir.

Il faut bien faire la différence entre les auteurs qui écrivent un livre et espèrent trouver un éditeur, être diffusés dans les librairies et conquérir des milliers de lecteurs et lectrices et le plus grand nombre qui reste dans l’anonymat. Ces derniers ont également écrit. Et parfois, on reste coi quand on découvre la qualité du récit, le témoignage de vie partagé, la profondeur des sentiments mis à jour, le style littéraire… Il sont des dizaines de milliers à posséder ainsi un ou plusieurs manuscrits dans un tiroir. Ils le gardent en secret ou ils n’osent pas en parler. Ils n’envisagent même pas que ce manuscrit puisse un jour se transformer en livre. Ce fameux objet relié avec une couverture attachante que l’on feuillette puis qu’on lit. Ou alors, ils ont osé l’envoyer aux maisons d’édition. Ils n’ont pas reçu de réponses ou parfois des messages formatés leur signalant que leur texte ne correspond pas à la politique éditoriale de la maison… Ont-ils seulement été lus ? 

Cet article s’adresse à eux. Ils méritent, eux aussi, l’aide d’un accompagnateur littéraire, ils méritent d’être lus . 

Et ceci est possible. Bien entendu, je n’évoque pas, ici, une démarche d’éditeur à compte d’éditeur. Quoique, plus tard, pourquoi pas ? Non, ici, il s’agit d’intervenir en tant qu’accompagnateur littéraire. L’auteur novice, perdu, ignorant de toutes les étapes du monde du livre, submergé par les informations, a besoin d’un guide, d’un accompagnateur, d’un conseiller. Mon rôle d’accompagnateur littéraire, dans ce cas, sera d’apporter mon expérience d’écrivain / éditeur et de guider l’auteur. Une aide dans le domaine de la relecture du texte, une intervention dans l’orthographe, dans la correction, un travail de construction et de mise en page des chapitres, une mise en forme générale pour aboutir, finalement, à un livre (comme en librairie) avec un titre, une couverture, une reliure, une jaquette et un 4eme de couverture professionnels…

Ce livre objet, une fois réalisé, sera imprimé. Il pourra alors être partagé, par l’auteur, auprès des siens : la famille, les amis, les collègues, les voisins… L’auteur pourra ainsi donner du plaisir à ses proches avec un contenant à la hauteur du contenu.

Ce que l’on ressent le jour où on tient, en mains, son propre livre, est sans limite !

Souvent coulent les larmes de bonheur, l’émotion est très forte.

C’est aussi, parfois, la première étape d’une autre aventure…

 

Pourquoi le 10 juin est une date très importante à mes yeux ?

Comment on peut décider de vivre un jour à la fois et accorder une importance particulière, à une date précise — 10 juin — dans son parcours d’alcoolique ?

 

De l’enfer du 9 juin au salut du lendemain…

Nous revenons en 2010… Il y a déjà 7 années qui sont passées… Mais que sont 7 années dans une vie, me direz-vous ? Surtout pour un alcoolique abstinent. En quoi le 10 juin est-il une date importante pour moi ? Et si on remontait à la veille de cette date, le 9 juin, en 2010 ?

 

Ce 9 juin 2010, je suis littéralement à bout de souffle, devenu un animal incontrôlable, obsédé tant et plus par l’alcool, isolé dans ma chambre avec une bouteille de vodka à mes côtés, dans ce lit froid où j’ai vécu mes pires cauchemars, par cycle de deux heures en général, pour surgir en hurlant, de rêves qui me hantent, le corps trempé de sueurs, de la tête aux pieds, à la recherche de ma divine bouteille dont j’ingurgite le poison liquide à grandes lampées…

Quand la perte du contrôle ne vous laisse plus d’issue…

Je vis (peut-on appeler cela vivre ?), par cycles de deux heures, de nuit et de jour, je ne mange plus, ne me lave plus, ne me rase plus… Mes derniers amis sont mes chats. Ils veillent sur moi, à tour de rôle. Jamais ils ne m’ont laissé seul. Ces animaux sont tellement empathiques, ils détectent la douleur chez l’humain, ils ressentent les émotions, ce sont des éponges à sensibilité.

 

L’un d’entre eux m‘a sauvé la vie, quelques mois auparavant. Je le revois, assis, au bas de l’escalier, me fixant de ses yeux ronds magnifiques… ce jour-là, Manitou ne savait pas qu’il allait réaliser un miracle. Je me suis demandé, dans un ultime éclair de clairvoyance « Qui va nourrir le chat », et ceci a suffi pour que je retire cette putain de corde d’amarrage de mon cou.

 

Le 9 juin 2010, j’ai frôlé le syndrome de Korsakoff. J’en suis plus que convaincu. Rien ni personne, dans ces heures-là, n’aurait pu me repêcher. Je voyais des animaux bizarres, des monstres, des fantômes… Après avoir ingurgité le poison blanc, je replongeais dans une sorte de coma éveillé, pour descendre encore plus bas, toujours plus profond… Plus rien ne comptait à mes yeux, ni les enfants, ni la famille, ni les amis (si rares, tellement absents, tant je fus devenu vil, méchant et agressif), ni Dieu, ni…

 

Mais ceci, tout ceci c’était le 9 juin 2010…

 

 

Le 10 juin du miracle…

 

Ce que je retiens dans ma mémoire, ce qui a une importance désormais quasi sacrée, bien que je vive désormais un jour à la fois, c’est le 10 juin 2010.

 

Pourquoi ?

 

Par je ne sais quel miracle, ce fameux 10 juin 2010, pour la seconde fois dans ma vie d’alcoolique actif, j’en ai eu marre d’en avoir marre de boire. 

 

« MARRE D’EN AVOIR MARRE DE BOIRE ».

 

Et le miracle s’est produit, une nouvelle fois… Oui, je sais, je ne l’ai peut-être pas mérité, ce moment magique, qui ne dure que quelques secondes, où j’ai pris conscience de ma situation. Ce 10 juin 2010, un peu avant midi, je me souviens avoir bu mon dernier verre.

 

Depuis ce jour-là, jamais je n’ai regretté la décision que j’allais prendre, seul cette fois : je retourne en cure ! Et cette fois, c’est battu, impuissant, définitivement KO, sincèrement et honnêtement résolu à reconnaître ma défaite envers la puissance de mon ennemi, l’alcool, que j’ai repris la route vers Saint-Jean-de-Dieu.

Chapelle de l’institution St-Jean-de-Dieu

 Ce jour-là, ce fameux 10 juin 2010, j’ai enfin réalisé la première de mes 12 étapes. J’ai, sincèrement, profondément admis avoir perdu la maîtrise de ma vie et reconnu mon impuissance face à l’alcool. Ce jour-là, ce si beau 10 juin 2010, je me suis sauvé, pour la septième fois.

 

C’est d’ailleurs le titre du second livre de ma trilogie sur l’alcoolisme : « 6 fois à terre, 7 fois debout », qui est en cours d’écriture. (*)

 

Le 10 juin de l’amour…

 

Mais, chères amies et chers amis, le 10 juin est aussi la date choisie par mon épouse Jacqueline et moi-même, pour célébrer notre mariage religieux, un dimanche de 2012. La symbolique de la date n’est pas due au hasard, elle est volontaire. Cette date est le reflet d’un amour exceptionnel envers cette femme qui l’est tout autant. Une femme courage, une femme passionnée, une femme tolérante…

De toi à moi…

C’est cette femme à qui j’ai dit, un 18 septembre de 2010, ceci : « Tu sais, j’ai deux choses importantes à te dire avant que ça n’aille plus loin pour nous deux. Je suis alcoolique et il ne me reste que 16 euros sur mon compte bancaire ». À cela, elle m’a répondu : « Loulou, je te prends comme tu es. Bon, tu as choisi ? Qu’est-ce qu’on mange ? » Oui, elle adore manger. Il faut la voir devant une assiette, c’est un spectacle. Lino Ventura devant son plat de pâtes dans « L’aventure, c’est l’aventure », c’est de l’amateurisme.

 

Et ce n’est pas tout !!!

 

 

Le 10 juin des fondateurs…

 

 

Plus tard, je me suis rendu compte, lors d’une de mes relectures de l’histoire du mouvement des Alcooliques Anonymes, que le Dr Bob a bu son tout dernier verre d’alcool le 10 juin 1935 !

Bill W. et le Dr Bob. Fondateurs des AA.

Oui, vous avez bien lu. Le Dr Bob est devenu abstinent le 10 juin. Et c’est cette date qui est la date de création du mouvement des Alcooliques Anonymes. C’est ce si beau 10 juin que deux alcooliques, Bill W. et le Dr Bob, se sont rendu compte qu’ils se comprenaient et qu’en partageant honnêtement l’un envers l’autre, sans tabous, ils se sentaient compris, ils se soulageaient mutuellement, ils s’aimaient en somme et surtout, oui surtout, ils n’avaient plus envie de boire le prochain verre…

 

 

Alors, demain, nous sommes le 10 juin. Une date, pas tout à fait comme les autres, que je vais vivre, normalement, en toute sérénité, avec amour pour ma tendre moitié, dans la sobriété émotionnelle et dans l’abstinence heureuse… Et la vie continuera, ensuite, un jour à la fois…

 

 

Du fond du cœur, chères amies et chers amis, je vous encourage à être heureux, un jour à la fois… Portez-vous bien. 😉

 

Jean-Claude Lardinois

@écrivain romantique

(*) La trilogie de l’auteur concerne son parcours d’alcoolique du début à ce jour. Le livre 1 « Impuissant devant l’alcool » (parution ce 24 juin 2010) est un témoignage complet; le livre 2 « 6 fois à terre, 7 fois debout »  expliquera le rétablissement de l’auteur et accordera une part importante aux dommages collatéraux de la maladie alcoolique et enfin le livre 3 « Heureux, un jour à la fois » évoquera la philosophie de vie de l’auteur et comment il est parvenu à la sérénité et à la sobriété émotionnelle.

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